"Je me souviens m'être déjà posée devant cette feuille, devant ce clavier, cet écran... Ca me revient, je ne trouvais les mots. Aujourd'hui pas plus qu'hier je n'arrive à dire ce qu'il faut. Ca fait longtemps qu'on ne se parle plus, longtemps qu'on a perdu le sens, qu'on change de direction.
Je t'ai laissé quelque part, derrière, au bout de la route, loin de moi, de mon coeur, des blessures qu'il renferme... Loin de tout ce qui a fait qu'un jour on s'est trouvé, qu'un jour on s'est aimé.
Pourtant, je pense à toi... Toujours... Tout le temps... A chacun de mes pas, qu'ils soient faux ou qu'ils soient droits. Je me demande sans cesse pourquoi nous en sommes arrivés là! Comment l'on s'est aimé, comment l'on s'est quitté, comment tu as changé ma vie, comment je n'arrive plus à t'écouter, à te garder en moi.
Qu'est ce qui fait que les nuits se succèdent sans que le frisson ne me parcoure quand tu entres dans la pièce?! Sans doute en ai-je trop demandé, sans doute me suis-je trompée, sans doute ne t'ai-je jamais aimé!
Au fond ça a si peu d'importance! Tu fais partie de moi envers et contre tout.
Mes 1er pas d'enfant, mes 1er mots d'adulte, mes 1er émois et même mes 1ère colères je te les dois.
Du haut de tout ce qui n'est pas palpable, tu es l'unique chaleur qui remplit ma vie.
Toujours tu seras... malgré nos ruptures, malgré les trains que je prendrais à contre sens...
A la vie tu continueras d'être ma plus belle lettre d'amour. Tu resteras au creux de mes oreilles, du bout du coeur au bout des cilles je t'aimerais... Tu seras l'homme que je chercherais en vainc, l'enfant que j'aimerais plus que tout... Tu te glisseras dans sa vie comme tu te glissas dans la mienne. Quand je ne serais plus, tu lui rappelleras chaque jour combien je l'ai aimé, combien je t'ai aimé... Combien tu m'auras consolé, combien je t'aurais fredonné à son oreille... Combien j'aimerais que ce qu'il reste de moi soit cet amour infini que j'ai pour toi.
Les doutes seront toujours plus fort que tout ce que je ne pourrais jamais écrire et pourtant l'écriture m'a sauvé de cette haine insoutenable que j'avais envers moi, envers les autres, envers le monde et ce qu'il est.
Mais le bonheur, les rires, la douceur... L'amour... n'émanent que de cette rivière qui coule dans ma vie, dans mes veines. Son chant, la clarté de son eau, les gouttes qui n'ont cessé de chantonner sur mon coeur, je les garde en souvenir de toi, de ce qui fait qu'au delà du mal que tu m'as fait... Je t'aime encore...
Enfin je me laisse glisser... Pars puisqu'il en est ainsi, puisqu'à jamais nous serons condamnés à nous séparer..."
"Tu crois savoir" Caroline.D
D'un piano à l'autre
On ne remplace jamais personne, on prend juste un peu la relève,
Mais que ce quelqu'un vous pardonne, de poursuivre le même rêve ;
C'était un air, là sur les ondes
Comme un amour d'adolescent
Qui vous fait découvrir le monde et vous tient la main comme un grand
On se rejoint, faute d'être cote a cote, ce qui nous tient, d'un piano à l'autre
C'est la musique... Qui nous fait supporter la vie. C'est la musique... La musique...
C'est la musique... Qui fait qu'on voyage et qu'on oublie.
C'est la musique... La musique...
On ne remplace jamais personne, quelqu'un qu'on a aimé plus que tout,
Qu'on a suivit même de loin, de France pour un jour ce rendez-vous
A quatre mains dont je ne suis que l'hôte, ce qui nous retient d'un piano à l'autre
C'est la musique... Qui nous fait supporter la vie. C'est la musique... La musique...
C'est la musique... Qui fait qu'on voyage et qu'on oublie.
C'est la musique... La musique...
Electrique ou symphonique, acoustique ou fantastique
Pour pleurer sa nostalgie ou danser toute la nuit
Pour s'inventer d'autres vies, faire passer ses insomnies, pour se chercher un abris
Et croire qu'on peut être libre
C'est la musique... Qui nous fait supporter la vie. C'est la musique...
Et qui nous rappelle un paradis
Pascal Obispo.